BUHL

O
HNE BERUF

Ohne Beruf, so stand es im Pass,
Mir wurden fast die Augen nass,
Ohne Beruf war das zu lesen, und sie ist
Doch das nützliste Wesen.

Nur für andere zu sinnen, zu Morgen
Ist ihr Beruf vom frühen Morgen,
Bis in die Tiefe der müden Nacht,
nur auf die ihren Wohl bedacht.
Gattin, Mutter und Hausfrau zu sein
Schließt das nicht alle Berufe ein?

Am Herd zu bereiten die Lieblingsspeisen,
Beim Nähkorb, beim Waschkorb, beim Bügeleisen,
Als Chirurg, wenn ein Dorn sich im Finger zersplittert,
Schiedsrichter beim Kämpfen erbost und erbittert,
Als Puppendoktor, als Dekorateur, als Gärtner,
Konditor und als Frisör,
Färber von allen Mänteln und Röcken,
Finanzgenie wenn sich der Beutel soll strecken.
Als Märchenerzählerin ohne Ermüden,
Als Hüterin ihres Hauses Frieden,
Unzählige Titel könnte ich noch sagen.

Doch will ich den Leser nicht länger plagen,
Von Frauen, die Gott zum Segen erschuf
Und das nennt die Welt : „Ohne Beruf“


Lina Ringele

SANS PROFESSION

Sans profession, c’était écrit sur le passeport,
J’en eus presque les larmes aux yeux,
Sans profession, voilà ce qu’on pouvait lire et pourtant
C’était l’état le plus utile.

Ne penser qu’aux autres dès le matin
Voilà sa profession dès l’aurore
Jusqu’à la tombée de la nuit
Porter sans cesse attention aux siens.
Etre épouse, mère et ménagère
Cela n‘inclut-il pas toutes les professions ?

Préparer les repas préférés au fourneau
S’activer à la machine à coudre, au coffre à linge et au fer à repasser
Jouer au chirurgien lorsqu’ une écharde blesse un doigt
Juge de paix dans les irritations et les aigreurs
Médecin de poupée, décorateur, jardinier,
Pâtissier et coiffeur,
Teinturier des manteaux et des robes
Génie des finances quand la bourse s’étire
Conteuse de légendes sans fatigue
Gardienne de la paix de sa maison
Je pourrais énumérer ces titres innombrables

Mais je ne veux pas ennuyer le lecteur
En parlant des femmes que Dieu a créées pour le bonheur
Et c’est ce que le monde appelle : « Sans profession ».

Traduction : Maurice Emmenecker

LA FEMME

Elle est toujours à quand il le faut
Pour régler les confits

Elle sait réduire vos défauts
Une femme, une vie.

C’est une maman
Une guerrière
Une mère d’enfants
Une femme d’hier.

1944 souvenez – vous
Le combat a pris fin
Une bataille de fous
Q’elles n’ont pas menée en vain.

Aujourd’hui elles sont au sommet
Elles surveillent les vies d’un œil discret
Maintenant elles ont le respect
Qu’avant jamais les hommes n’accordaient.

Maéva Behague
Extrait de « Renc’art poétique »


 
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